Groupe "Mobilité"

#bruxelles #navettes #transport

Priorité à la mobilité vers/hors Bruxelles

Qui ne s’est jamais retrouvé coincé dans un embouteillage ou un train bondé en voulant rejoindre ou quitter la capitale ? Parce que le problème est majeur, le groupe « Mobilité » d’E-change, présidé par Philippe Toint, a décidé de l’utiliser comme point de départ de sa réflexion. Une approche pragmatique mais non exclusive qui permet de balayer les très nombreux enjeux liés à la mobilité.

Où en êtes-vous dans les travaux du groupe « Mobilité » ?

Nous avons eu de nombreuses réunions pour définir le constat, choisir les points qui nous paraissaient essentiels à traiter et ébaucher des pistes de solutions.  Le sujet est tellement vaste, qu’un des défis est de savoir par où commencer.

Quelles sont les priorités de votre groupe ?

Nous nous sommes accordés sur le fait que la mobilité vers/ hors de Bruxelles cristallisait bon nombre d’enjeux. Nous avons choisi de nous concentrer sur les transports publics, la fiscalité, les évolutions des infrastructures routières, la mobilité active et les nouveaux services de mobilité, les nouvelles technologies, mais aussi, la gouvernance, pour arriver à des solutions efficaces et à long terme.

Pourquoi Bruxelles et pas le reste de la Belgique ?

L’ampleur et l’acuité du problème suggère que lui accorde une certaine  priorité. Il y a environ 600.000 personnes qui font la navette vers la capitale, dans des conditions difficiles, chaque jour. Les axes routiers mais aussi les transports publics qui y mènent sont saturés ou de mauvaise qualité.  Et à l’arrivée, le réseau de transport public bruxellois est relativement clairsemé et peu lisible pour un utilisateur occasionnel. Pour démêler l’écheveau, il nous paraît donc intéressant de tirer sur ce fil-là, d’autant que les mêmes idées peuvent largement s’appliquer aux questions d’accessibilité à toutes les grandes villes du pays. Mais nous sommes très conscients du fait que les problèmes de mobilité ne s’arrêtent pas là, et qu’il existe d’autres  sujets importants comme la mobilité en milieu rural, le transport de marchandises, etc. Nous  sommes aussi préoccupés par des questions plus politiques comme la coopération entre le fédéral et les trois régions pour la définition, la mise en oeuvre et l’évaluation des politiques de transports. Enfin il va de soi que le débat actif que nous souhaitons avec les citoyens ouvrira peut-être d’autres chantiers.

Qui fait partie de votre groupe ?  

Nous sommes un groupe d’experts (voir ci-dessous) venant d’horizons différents. Certains proviennent du monde académique, d’autres se sont frottés à la réalité de terrain, puisqu’ils ont été à la tête d’entreprises dans le secteur des transport par exemple. Notre sommes tous pragmatiques et peu dogmatiques. Nous ne nous connaissions pas tous au départ, mais l’ambiance est excellente et c’est très intéressant de travailler ensemble.

Quel est l’apport du « simple citoyen » à ce stade ?

Nous n’avons pas encore intégré de citoyens pour établir cette première proposition. Il y a pas mal de groupes de pression ou d’influence dans le secteur de la mobilité et nous ne pouvions pas accueillir des représentants de tous ces groupes. Sans minimiser leur importance, nous ne voulions pas en privilégier certains par rapport à d’autres et nous avons donc décidé dans un premier temps de limiter le groupe à des experts indépendants. Le débat s’élargira dans un deuxième temps: lorsque la première proposition sera mure, nous la partagerons simultanément avec tous, qu’ils soient de simples citoyens ou des acteurs déjà engagés dans les questions de mobilité.

Quel est le timing des prochaines étapes ?

Nous allons terminer la rédaction de la note d’ici l’été. Il faudra voir ensuite comment la soumettre au plus grand nombre, dès cet automne.

Membres du groupe de travail:

Wanda Debauche, Alain Deneef, Alain Flausch, Michel Hubert, Baudouin Meunier, Philippe Toint, Edoardo Traversa, Fanny Vanrykel.

Philippe Toint

Philippe Toint

Coordinateur

66 ans, Philippe habite à Namur.

Parcours professionnel :

Aujourd’hui professeur émérite, Philippe a dédié toute sa carrière professionnelle aux mathématiques au-travers de l’enseignement et de la recherche à l’Université de Namur. Lorsque, fraîchement diplômé, son père, urbaniste, lui demande comment il va appliquer les mathématiques aux problème concrets, il fait le lien entre sa discipline et les modèles de trafic. Il élargit ensuite le périmètre de ses recherches au transport et à la mobilité, au sein d’un groupe multi-disciplinaire qui sera notamment à l’origine des premières grandes enquêtes sur la mobilité tant au niveau belge qu’européen.

Pourquoi e-change ?

« Je n’ai jamais été impliqué politiquement et j’ai toujours entretenu une certaine distance avec le monde politique, condition indispensable pour la crédibilité de mes travaux.  Mais je veux faire avancer les choses, et pour les faire avancer, il faut discuter. C’est ce que nous faisons avec des gens d’horizons différents, au sein de cette plate-forme. Et la solution aux questions de mobilité passera forcément par le politique à qui nous avons pour ambition de proposer des pistes concrètes de solutions à long terme. ».

Share This