Compte-rendu du débat public Démocratie et participation


Vous étiez nombreux à avoir fait le déplacement ce mercredi 20 mars pour notre premier débat public organisé en partenariat avec Le Vif. 

Une étape importante a été franchie: un débat entre politiques, sur la base du travail d’eChange et avec intervention de citoyens, qui s’est réalisé dans l’écoute, le respect, l’ouverture et la recherche de convergences, c’est sans doute inédit.

 

Quelques convergences ont été rencontrées sur :

  • Le diagnostic, en particulier sur l’impact négatif du fonctionnement actuel des partis en Belgique;
  • L’ambition de rendre la démocratie plus efficace et plus participative, avec des mesures comme:
    • le financement plus équitable des partis, en ce compris dans le cas de la création d’un nouveau ou d’une re-fondation de partis existants, 
    • La diminution de leur impact sur le choix des élus (primaires internes, suppression de l’effet dévolutif de la case de tête),
    • L’émergence positive d’innovations telles que l’assemblée citoyenne (en complément de l’assemblée représentative) et du référendum d’initiative citoyenne dans certaines conditions.
  • L’idée, suggérée par eChange et à laquelle ont souscrit les représentants des partis présents, de mettre tous les partis démocratiques autour de la table pour tenter de dégager ensemble les axes d’amélioration du fonctionnement de la démocratie.

Quelques extraits des interventions:

« Les générations futures doivent être plus directement impliquées dans la vie politique. La démocratie doit être plus délégative et délibérative », Benoît Derenne, directeur de la Fondation pour les générations futures.

« Les politiciens, ce sont des citoyens engagés. Ce sur quoi il faut travailler, c’est sur les partis, qui ont un pouvoir beaucoup trop important sur la composition des listes, sur l’argent et sur l’accès aux medias », Georges-Louis Bouchez (MR) 

« Nos propositions pour réconcilier les citoyens avec la politique: un financement égal pour tous les partis politiques, une charte de bonnes pratiques à leur intention de la part des citoyens et une déprofessionnalisation de la politique », Stéphane Michiels (Belvox) 

« Les mandataires doivent solliciter plus souvent l’avis des citoyens sur leur travail et les projets portés. Il faut également que le parlementaire puisse disposer de plus de liberté individuelle », Eric Thiébaut (PS)

Share This