Carte Blanche parue dans Le Soir – édition du 07/03/2018

« La politique actuelle ne fonctionne plus, les citoyens sont oubliés, les politiciens sont corrompus, la vie coûte cher, il n’y a pas assez de travail pour tout le monde, les inégalités ne cessent d’augmenter, le travail est trop taxé, les services publics sont inefficaces, plus moyen de circuler avec tous ces embouteillages, il n’y a pas d’égalité entre les genres, j’en ai marre de payer des impôts qui ne servent à rien, la justice est très lente, l’air est irrespirable, les trains sont toujours en retard, il y a trop d’étrangers, l’enseignement n’est plus adapté. Rien ne va plus ! ».

Bon d’accord, enfin pas tout à fait, mais après ? On sort dans la rue ? On crie ? On pétitionne ? On se défoule sur les réseaux sociaux ? On râle tout seul dans son coin ? On se dit que ce sera encore pire demain ? On ne fait plus d’enfant ?

Et si on essayait l’optimisme ? Et si l’on se disait que changer est possible, que l’avenir peut être meilleur, que demain commence aujourd’hui et que ce futur, nous avons envie de le construire ? Pour nous, nos enfants, nos petits-enfants, pour les autres, pour la planète, pour la nature. Pour rêver, oser, entreprendre, secouer les habitudes. Tentant non ?

Vous êtes partants ? Vous avez déjà commencé ? Bravo ! Quand l’envie, la motivation sont là et que les valeurs sont en jeu, chacun d’entre nous est capable de se mobiliser. Donc on y va avec tous ceux qui pensent comme nous !

Stop ! Voilà l’erreur. Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas d’accord que nous n’avons rien à construire en commun. Au contraire !  » Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit « . C’est parce que nous allons débattre de nos convictions, partager des constats, comparer nos solutions que nous pourrons avancer. C’est parce que nous allons nous respecter dans nos différences que nous progresserons. C’est parce que nous serons capables de reconnaitre que l’autre peut aussi avoir raison que cela marchera. On peut le dire autrement : nous avons besoin de vous, de lui, de nous, de moi. Nous sommes tous des citoyens, avec les mêmes droits, les mêmes devoirs, notamment celui de donner notre avis et de nous impliquer dans la société pour la changer.

Alors oui, il y a beaucoup à faire, d’habitudes à modifier, de comportements à revoir… ensemble : vous qui tous les jours prenez votre train pour aller bosser, vous qui pilotez votre entreprise, vous qui soignez les malades, vous qui créez des œuvres d’art, vous qui formez les jeunes et moins jeunes, vous qui vous investissez en politique. N’excluons personne qui souhaite bouger, utilisons au mieux toutes les compétences, pour réfléchir, évaluer, bâtir des solutions, les appliquer.

Echanger ensemble et se rassembler autour de projets communs, voilà l’objectif d’E-Change. Avec un engagement : E-Change n’est pas et ne sera jamais un parti. C’est un laboratoire de solutions à imaginer ensemble, chacun apportant son savoir-faire en restant ce qu’il est. Contribuer à E-Change n’est pas incompatible avec d’autres engagements, qu’ils soient sociétaux, économiques ou politiques.

Et comme c’est un laboratoire, il y aura des erreurs, des échecs, des tentatives maladroites ou malheureuses. Mais il y aura aussi, on l’espère, beaucoup d’idées nouvelles et prometteuses, tant sur la méthode de gestion de la chose publique que sur les actions concrètes à mener.

Voilà pourquoi nous nous investissons dans E-Change. Parce que notre liberté de penser y est totale. Parce que les objectifs à long terme sont ambitieux. Parce que nous savons aussi que c’est pierre par pierre que nous avancerons. Parce que nous pensons que ce que nous allons construire ensemble, avec vous si vous le souhaitez, pourra améliorer notre société au bénéfice de tous et de chacun. C’est passionnant ! N’est-ce pas aussi indispensable ?

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