Groupe "Transitions économiques et emploi"

#transition #emploi #convergences #environnement

« C’est le moment de s’impliquer ! »

Philosophe et économiste de formation, Laurent de Briey est aussi intéressé par la chose publique.  Un pied dans le monde académique, l’autre dans le monde politique, il fait partie des fondateurs d’e-Change. Il coordonne les travaux du groupe de travail «Transitions économiques et emploi », qui a déjà produit une première note de réflexion. Aujourd’hui, il lance un appel à tous ceux qui ont manifesté leur intérêt pour ce thème : c’est le moment de s’impliquer !

Comment ce groupe fonctionne-t-il ?

Nous avons appliqué la  même méthodologie que les autres groupes : notre groupe faîtier a pour mission de produire une première note, avec un constat, une vision d’avenir et des pistes de solutions. Au sein du groupe «Transitions économiques et emploi », nous avons  terminé de rédiger avec un comité relativement restreint (voir liste des membres ci-dessous) une première version de la note. Nous voulons maintenant qu’un groupe plus large s’en empare et l’enrichisse. C’est pourquoi nous avons lancé un appel à tous ceux qui avaient manifesté leur intérêt via le site ou les rencontres « e-Change » qui ont eu lieu récemment. Nous leur proposons de se réunir dans des groupes locaux, qui débattront de cette note. Un membre du groupe faitier sera disponible, pour éclairer le contenu de la note et les soutenir dans leurs débats. Les apports des groupes locaux seront intégrés dans la synthèse que nous soumettrons ensuite à un débat public encore plus large.

Le groupe faîtier est-il composé uniquement d’experts ?

Nous avons constitué la méthode de travail sur base du triangle politique/ experts/citoyens. Pour le groupe faîtier, nous avons choisi des personnes compétentes, que l’on peut qualifier d’experts, parce que dans un premier temps, pour pouvoir avancer, nous avions besoin de personnes qui « parlent la même langue » et qui comprennent rapidement les concepts et enjeux dont nous voulions débattre. Mais notre travail consiste à préparer le cadre de la réflexion et l’objectif est bien entendu qu’un public plus large prolonge ces réflexions.

Lorsqu’on réunit des experts, ne risque-t-on pas de n’avoir que des avis similaires ? 

Non. Nous avons eu pas mal de discussions. Ce n’est pas parce qu’on est expert dans le domaine économique que l’on a tous la même vision, loin de là ! Cela ne nous a pas empêché pour autant d’arriver à nous mettre d’accord.  e-Change est un laboratoire de convergences : on part de positions qui peuvent être très différentes et on cherche un horizon commun.  La production de la première version de notre note est le résultat de ce travail commun.

Quels sont les points clés de votre note ?

Le constat de base est que le modèle économique actuel a permis d’améliorer notre bien-être mais qu’aujourd’hui il ne fonctionne plus. Alors que certains dans le monde politique cherchent des solutions pour le relancer, nous proposons de créer un nouveau modèle.

Dans ce nouveau monde, l’objectif est de conjuguer la prospérité, la qualité de vie et le respect de l’environnement. Nous défendons l’idée que la transition économique doit s’articuler autour de 3 axes :

  • Adapter nos institutions économiques en intégrant notamment l’essor des technologies numériques
  • Localiser ou relocaliser chez nous une partie des activités productrices existantes ou nouvelles
  • Favoriser les activités qui ne visent pas la production de biens, mais le bien-être et l’épanouissement.

Pensez-vous qu’il est possible de trouver un consensus parmi les citoyens sur ce projet ?

Est-ce que tout le monde sera d’accord sur tout ? Certainement pas. Mais e-Change se veut un laboratoire de convergences. Au fur et à mesure des débats, une position va progressivement émerger. Ceux qui ne se reconnaîtront pas dans celle-ci s’éloigneront d’e-Change, mais je suis convaincu que nous pourrons trouver un horizon commun vers lequel un grand nombre de personnes souhaitent aller.

Quand est-ce que votre groupe finalisera sa note ? 

Nous ne sommes pas enfermés dans un timing précis, mais j’espère que nous pourrons finaliser la note pour l’automne et qu’on pourra organiser le débat autour de celle-ci d’ici la fin de l’année.  Tout dépendra des groupes de travail locaux et de la vitesse à laquelle ils vont pouvoir se réunir et nous transmettre leurs contributions.

Membres du groupe de travail:

Simon Alexandre, Etienne de Callatay, Pierre Crevits, Laurent de Briey, Luc Denayer, Thomas Dermine, Maxime Goelff, Tarik Hennen, Baudouin Meunier, Edoardo Traversa.

Laurent de Briey

Laurent de Briey

Coordinateur

42 ans, Laurent habite Ramillies

Parcours professionnel :

Docteur en Philosophie (UCL), avec une formation ultérieure en économie, Laurent a démarré sa carrière professionnelle dans le monde académique et enseigne actuellement à l’UCL et à l’université de Namur. Depuis une dizaine d’années, il est également actif dans le monde politique : d’abord directeur du centre d’études du Cepess, il occupe ensuite plusieurs fonctions de conseiller politique et est aujourd’hui chef de Cabinet de Marie-Martine Schyns, Ministre de l’enseignement en Communauté française.

Pourquoi e-change ?

« Aujourd’hui, chaque parti politique doit exister par rapport aux autres et s’en démarquer, ce qui conduit à des blocages et à un manque d’efficacité. Pour retrouver une efficacité sur le long terme, il faut être en mesure de collaborer, quelle que soit notre couleur politique. Au sein d’e-change, des personnalités d’horizon différents renouent le dialogue ».

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