Groupe Démocratie & Participation

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Démocratie et participation : des propositions concrètes dès septembre.

Un matin de juillet 2017, Béatrice Van Bastelaer entend une interview de Jean-Michel Javaux qui dévoile l’existence d’e-change. Et c’est le déclic pour cette passionnée par la chose publique, mais qui a toujours hésité à s’engager politiquement par refus des étiquettes et parce qu’aucun parti en particulier ne lui convient. Béatrice vote pour des idées, pour des hommes et des femmes et tient trop à son indépendance. Depuis octobre 2017, elle fait partie du Comité de coordination du mouvement et a pris en charge le groupe « Démocratie et participation ».  Elle fait le point sur l’avancement des travaux.

Comment fonctionne e-change ?

Un comité de coordination se réunit toutes les 6 à 8 semaines pour faire le point sur des questions générales comme l’organisation du mouvement, la mise en place d’actions concrètes comme l’e-tour que nous avons réalisé récemment.  Et bien entendu, nous faisons le point sur l’avancement des groupes de travail faîtiers qui réfléchissent sur les 10 thèmes prioritaires déjà identifiés. Chaque groupe entame sa réflexion par un constat, puis une vision d’avenir et enfin, une proposition de scénarios pour transformer la vision en action. Lorsque les groupes auront rendu leurs conclusions, nous les soumettrons à tous ceux qui souhaitent nous aider à les améliorer. Notre volonté est de co-construire avec le plus grand nombre, de manière non-partisane, des solutions pour demain.

Que fait précisément votre groupe ? Quels sont les thèmes dont vous débattez ?

Le sujet sur la participation démocratique et l’efficacité de l’Etat étant relativement large, nous avons d’abord défini de manière collégiale les enjeux qui nous paraissaient prioritair

es. Nous nous sommes accordés sur 4 axes, pour lesquels des sous-groupes ont été créés.

  • Démocratie et participation : la démocratie représentative est-elle un bon modèle ou quelles sont les formes de participations démocratiques possibles ?
  • Comportements éthiques en politique : l’idée ici est de trouver un dénominateur commun pour tous les acteurs de la vie politique en matière d’éthique.
  • Efficacité de l’état : comment l’Etat peut-il optimiser son fonctionnement ?
  • Le rôle des médias : quelle est leur responsabilité dans la désaffection du citoyen par rapport à la politique et quel rôle doivent-ils jouer dans une démocratie ?

Pour que le débat soit le plus large et démocratique possible, nous avons également lancé 5 groupes de travail locaux, dans différentes villes, notamment avec les personnes qui se sont manifestées suite à la création officielle d’e-change et de notre e-change on tour dans différentes villes du pays. Leurs réflexions seront intégrées dans la synthèse finale que remettra le groupe faîtier.

Comment s’organisent les débats ?

Chaque groupe/ sous-groupe a un président qui se charge d’organiser les réunions avec un nombre raisonnable de personnes (une vingtaine au maximum) et de modérer les discussions. Tous les groupes ont une mission similaire: établir le constat par rapport à la situation actuelle, imaginer une vision pour l’avenir et enfin proposer des pistes de solutions pour mettre cette vision en œuvre. Ce document sera ensuite soumis au débat public. La manière dont nous pourrons faire vivre nos propositions doit encore être définie. Nous sommes un laboratoire de convergences politiques et d’idées et tout n’est pas encore défini.

Est-il simple d’animer des débats avec des citoyens qui peuvent avoir des avis très différents ?

Cela demande parfois un peu de temps et la volonté de chacun d’écouter le point de vue de l’autre. Mais lorsqu’on parle des constats,  et même de la vision de l’avenir, il n’est pas très compliqué de se mettre d’accord, même entre gens provenant d’horizons très différents.   Par exemple, dans notre sous-groupe sur les comportements éthiques, nous nous sommes mis d’accord sur 12 engagements pour une éthique en politique, prochainement proposés à la réflexion dans les groupes locaux. Nous n’étions pas nécessairement d’accord entre membres du sous-groupe de travail, avec une vision différente selon qu’on soit déjà engagé en politique ou qu’on soit un « simple » citoyen mais chacun a écouté le point de vue de l’autre.

 

Quelles sont les prochaines étapes ?

Comme pour tous les groupes, nous sommes en train de finaliser une note de synthèse. Nous allons la discuter avec les groupes locaux qui se sont proposés puis et la soumettre au plus grand nombre pour débat, d’ici la fin de l’année.

Mais à plus court terme, nous visons de proposer les 12 engagements évoqués plus haut à la rentrée pour que les candidats aux prochaines élections communales et provinciales qui le souhaiteraient se positionnent sur le sujet avant les élections du mois d’octobre.  L’idéal pour nous serait que la pression à adhérer à ces engagements vienne des électeurs eux-mêmes car une de nos grandes convictions est que pour rénover la démocratie, tous les acteurs sont concernés et en particulier les candidats et élus mais aussi les citoyens/électeurs qui ont plus de pouvoir qu’ils ne le pensent parfois.

Membres du groupe de travail:

François Adam, Christophe Boes, Emmanuel Briard, Benjamin Bodson, Maurice Collinge, Pierre-Olivier de Broux, Paul Dermine, Philippe Destatte, Dimitri Greimers, Vincent Maillen, Jean-Benoit Pilet, Anne-Stéphanie Renson, Béatrice van Bastelaer, Patrick van Ypersele, Claude Verstraete, Patrick Willems, …

Beatrice Van Bastelaer

Beatrice Van Bastelaer

Coordinatrice

49 ans, mariée, 3 enfants, Bruxelloise d’origine mais namuroise depuis plus de 40 ans

Parcours professionnel :

Economiste de formation (UNamur), Béatrice démarre sa carrière par la recherche. Elle étudie pendant une dizaine d’année l’impact des nouvelles technologies sur la société. Elle passe ensuite de la théorie à la pratique, en rejoignant l’administration de la Région wallonne où elle est chargée de la simplification de l’administration et l’introduction des nouvelles technologies pour faciliter la vie du citoyen. Depuis 5 ans, elle travaille dans le privé où elle conseille les organisations, entreprises et administrations, sur la meilleure manière de mettre le client au centre de leurs préoccupations.

Pourquoi e-change ?

« Parce que je suis depuis toujours passionnée par la chose publique, mais que je déteste les étiquettes. Ici, j’ai trouvé un mouvement qui dépasse les clivages traditionnels et qui travaille sur le long terme ».

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